jeudi 31 mars 2011

2010-05-19 – SEPAQ – Réserve faunique de la Mastigouche – Hébergement Lac du Cap

Secteur de l'hébergement du lac du Cap
La vue du chalet
Lors des réservations pour la pêche avec hébergement, je portais une attention particulière au secteur du Lac du Cap. Ce dernier est très prisé, et il faut habituellement un très bon rang au tirage au sort pour être en mesure de visiter cet hébergement. Cette année-là, j’avais un rang ordinaire, mais j’avais toujours espoir puisque j’avais décidé de tenter ma chance pour un séjour écourté en pleine semaine. Les rangs passent, et mon souhait est exaucé. Un séjour sur semaine du 19 au 21 mai dans le secteur du lac du Cap !!!

Le chalet vue du lac
Ce secteur est particulier, du fait qu’il n’y a pas de tirage au sort pour l’attribution des lacs n’ayant qu’un seul chalet. De plus, seulement 2 lacs sont disponibles en début de saison, le lac du Cap, et le fameux lac Crodeau. Par contre, ce dernier a  une contrainte, il n’est pêchable que par 2 pêcheurs pour la durée complète du séjour. Malgré la capacité de 4 personnes dans ce chalet très confortable, le lac Crodeau est protégé par un mode de gestion spécial, qui malheureusement empêchera la moitié des pêcheurs séjournant dans ce secteur de pouvoir faire une pêche que plusieurs envient.

Les Six Chutes ne coulent
presque plus
Avec le printemps hâtif que nous avions, nous nous sommes posés plusieurs questions à savoir comment serait la qualité de pêche. Cependant, nous étions quand même confiant de bien faire sur le lac Crodeau. En arrivant à dans la réserve faunique de la Mastigouche, surprise, la rivière du Loup est extrêmement basse. Même les Six Chutes ne sont plus l’ombre d’eux-mêmes. Après avoir fait l’ouverture en 2008 avec l’année record de chute de neige, c’est un choc !

Omble de fontaine de 1½ lb
Sur les 4 pêcheurs, mon père et moi sommes désignés pour pêcher « Le Lac ». Nous partons donc assez tôt afin de profiter au maximum de la qualité de pêche de ce plan d’eau. En arrivant, une autre surprise se présente à nous, malgré une faible superficie, le lac Crodeau est orienté d’une façon qui semble favoriser les grands vents. Nous espérons donc en avoir assez d’une seule batterie marine, puisque nous avions laissé l’autre au chalet pour le lendemain. Nous embarquons sur le lac et commençons à l’explorer, mais le vent nous donne de la misère. Impossible d’exploiter certains secteurs qui semblaient si prometteurs. Finalement, mon père réussi à capturer 2-3 belles truites mouchetées avec une Williams Wabler or/argent martelé suivit d’un bas de ligne et un vers. Suite à son succès, je décide de changer ma moucheuse pour un montage semblable. Malheureusement, plus aucune morsure et le vent s’intensifie…

Omble de fontaine de 1¾ lb
On décide donc de s’ancrer dans un secteur moins venteux, et de tenter notre chance au lancer. Pas facile avec le vent, on se voit donc dans l’obligation de tirer dans la même direction que lui. En fait, ce fut la meilleure chose à faire. Le vent frappait vers une grosse roche qui sortait de l’eau et amenait probablement de la nourriture dans le secteur. En 2 lancers, mon père et moi attrapons 2 superbes mouchetées de 1¾ lb !!! Ces captures furent prises avec la même cuillère décrite précédemment, mais nos appâts étaient différents. Cette fois-ci, nous avions des leurres souples odorants. Dans mon cas, une sangsue Gulp Alive, et mon père, un petit « méné » gris et blanc de la même marque. Il est maintenant 15h, et seulement 7 truites ont été capturées. Nous sommes pourtant la 3e pêche seulement sur ce lac, nous sommes évidemment très déçus. Nous décidons donc de revenir au chalet, et souper plus tôt afin de revenir en début de soirée avec une batterie neuve. Du même coup, nous espérions que les vents allaient diminuer puisqu'il nous rendait la tâche très ardue.

Truite typique du lac du Cap
Dès notre retour, on constate que les vents sont aussi forts, et que nous devrons nous rabattre sur la pêche au lancer. À notre grande surprise, ça marche !!! En 2h, on complète notre quota avec de belles truites variant entre ¾ lb et 1½ lb. Le truc, lancer le plus près possible des bords, ramener les premiers pieds assez rapidement pour ne pas se prendre dans le fond, et ensuite laisser descendre notre offrande en diminuant notre récupération. Nous avions une attaque à presque tout nos lancés. On voyait souvent des truites suivre nos leurre jusqu’à quelques pieds de l’embarcation. Sentant que la proie allait leur échapper, les belles mouchetées sautaient rapidement sur nos appâts. C’était très impressionnant, et excitant de les voir attaquer de cette façon. Finalement, on termine la journée avec 14 truites et 7.5 kg (16.5 lb). En bref, toute une pêche !!! Le lac Crodeau a répondu aux attentes malgré nos longues heures de pêche. Pendant ce temps, nos accompagnatrices ont eu toute la misère du monde à pêcher le lac du Cap dû aux grands vents. Seulement quelques prises variant entre 10 et 12 po ont été déjouées.

Le lac du Cap porte bien son nom
Le lendemain, nous avions tous l’opportunité de pêcher le lac du Cap avant de quitter vers la civilisation. Une journée totalement différente de la veille nous est offerte. Un lac miroir, le soleil est très chaud, une superbe journée. Que de beaux paysages sur ce lac, mais pour la pêche, c’est plus tranquille. On finit toute de même par déjouer de belles truites d’environ ½ lb. Selon le gardien du secteur, ce lac serait à son meilleur plus tard en saison. Malgré le printemps hâtif, il ne semble pas faire exception. On termine finalement avec de belles truites qui seront dégustées au retour à notre chalet au village de St-Alexis des Monts.

Lac du Cap, un vrai miroir

jeudi 24 mars 2011

2009-05-23 - SEPAQ – Réserve Faunique de Portneuf – Lac Fou


Suite à la description de sa première expérience à la truite grise dans la réserve faunique de Portneuf, mon acolyte doit me tordre un bras pour y retourner la semaine suivante… J’espère que vous ne m’avez pas cru hahaha, c’est complètement faux! Je supplie mon bon ami de me guider sur ce lac afin de déjouer une première truite grise.

Je savais que la journée ne serait pas facile, étant donné notre manque d’expérience envers cette espèce, mais je savais également que j’aurais un plaisir « FOU » à tenter ma chance. Tout comme SkierGab, je m’abreuve d’informations avant la dite journée et fait quelques dépenses afin de m’équiper de leurres plus adaptés au Touladi. Avant le départ, on se fixe quand même comme objectif de visée la mouchetée dans la première section du lac qui est reconnue pour ces belles mouchetés. Selon les statistiques, l’omble de  fontaine est présent en petite quantité, mais atteint une grosseur plus que respectable.

Le jour "X" arrivé, je suis fébrile à l’idée de naviguer ce lac à la conquête de poisson. Pour moi, même la route empruntée m’est inconnue. J’en profite donc pour admirer le splendide paysage de la région de Portneuf et puis finalement après près de 2 heures, le lac se trouve devant nous. Pas besoin de vous dire qu'on ne se fait pas prier pour entrer le stock dans la chaloupe et puis en deux temps trois mouvements… c’est parti!

Le vent est toujours aussi froid que ce que mon ami m’avait indiqué, mais à tout le moins le soleil nous réchauffe, puisque les nuages ne sont que passagers. Jusqu’à 10h, on tente de déjouer la mouchetée, mais nos efforts ne sont pas récompensés. C’est la pêche quoi! On ne s’en fait pas pour autant, on sort des petites baies et nous nous dirigeons maintenant vers le lac principal à la recherche de truites grises qui voudraient s’amuser avec nous. On enchaîne plusieurs techniques, dont plusieurs avec lesquelles nous n’avons encore aucune expérience…Rien, zéro plus une barre! J’aimerais tellement déjouer une nouvelle espèce. On se remet à notre meilleure technique et ce qui avait fonctionné la semaine précédente avec Gab et ses parents, la pêche à la traîne. Plus tôt en journée, nos leurres avaient été ignorés par cette technique, mais cette fois-ci, on veut démontrer que la persévérance est souvent de mise. On repasse à l'endroit où Gabriel avait déjoué une prise de 2.2lb la semaine d'avant, et bang, ma canne plie d’un violent coup de tête. Je lance un crie : « Yeaahhh j’en ai une les gars !! ». Et ouais, je dis parfois des choses bizarres dans le feu de l’action. Je ramène la prise avec précaution et seulement par la vigueur de coup de tête, moins fréquent et plus intense, je me doute bien qu’il ne s’agit pas d’une mouchetée. Après quelques petites minutes qui me paraissent bien longues, on puise enfin une belle petite grise de 2,2 livres. Le sourire est évidement de mise ma première photo avec un touladi ! Le montage qui a su déjouer cette grise, est très simple, une grosse cuillère ondulante Toronto Wobbler de 3po, suivie d'un bas de ligne avec au bout une grosse imitation de sangsue imbibé de jus odorant. C'est un montage peu conventionnel pour cette espèce, étant plus reconnue pour la moucheté, mais elle nous a donné raison. De plus, de cette façon, nous pouvions viser les 2 espèces principales du lac.


François, avec sa première truite grise à vie, 2.2lb.
Après cette prise, je suis excité et je n’espère qu’une autre chose…d’autres attaques de ce beau poisson. On repart pour un autre tour puis bang la canne de Gab plie, mais là pas à peu près!!! Y me dit : « Ouch c’est plus gros que ce que suis habitué et sans hésitation». Notre heureux problème, c’est que notre mordu à mis du 4lbs test comme avançon étant donné la clarté du lac, et que la prise ne semble pas du tout vouloir coopérer. Ça cherche le fond et pas à peu près. Je dois dire que moi-même je n’avais jamais été aussi nerveux à l’idée de voir ce spécimen entre nos mains. Le combat dure facilement depuis une dizaine de minutes, puisque Gab a baissé sa tension au minimum possible, par peur d’échapper ce poisson. À toutes les fois qu’il essaie de l’attirer vers le haut, on entend son moulinet chanter jusqu’au fond des 20 pieds qui se trouve sous notre embarcation. C’est finalement après une quinzaine de minutes que la combat se termine et fait cocasse, lorsque cette belle truite grise est entrée dans la puise, le nœud de l’avançon a cédé! Wow une belle grise de 4,6 lbs! C’est pas mêlant, on est oeuforique, j’en ai le shake d’adrénaline et c’est même pas moi qui a sorti ce poisson. Certains dirons que c'est plûtot "petit" pour une grise, que ce n'est pas un trophée, et vous avez raison, par contre, pour des habitués d'omble de fontaine, et le combat qu'elle nous a donné sur du si petit fil, nous étions aussi fou que si nous avions pris un record du monde. Tout qu’un épisode! Voici le résultat en photo!


Regarder la dentition de plus près, toute qu'un dentier !!! (Cliquer pour agrandir)
Gabriel avec sa capture, une belle grise de 4.62lbs et 24po
Considérant que la moyenne de prise annuelle sur ce lac est bien en dessous des 1 grises par pêcheur, et que la moyenne se situe un peu sous les 2lb, nous concluons que pour ces 2 premières expériences au Touladi, nous nous en somme très bien tiré. En fait, nous sommes tombé en amour avec ce poisson, et on risque de lui rendre visite beaucoup plus souvent !!!



mardi 22 mars 2011

2010-04-04 – Québec – Embouchure rivière St-Charles

2010-04-04 – Québec – Embouchure rivière St-Charles


Depuis maintenant plus de 5 ans, notre passion envers la pêche est en effervescence. Lorsque la neige commence à fondre et que la glace s’éclipse, les tremblements dans les mains nous envahissent. La fébrilité est à son comble, nous devons aller mettre notre ligne à l’eau. Anciennement, nous étions habitués d’attendre la mi-mai pour l’ouverture de l’omble de fontaine, mais l’an dernier, il en fut tout autrement. Après avoir lu plusieurs récits sur Québec Pêche, nous décidons d’aller déjouer d’autres espèces. Le doré était l’espèce visée et nous savions également que le meunier noir, que plusieurs appellent, à tort, la carpe, était présente en nombre à cet endroit.


Voici une carte de l’endroit. Les lignes en jaune délimitent la rivière St-Charles, à gauche, ouvert pour la pêche à l'omble de fontaine et la truite arc-en-ciel du 22 avril au 11 septembre 2011, ainsi qu'au brochet entre le 20 mai et le 30 novembre 2011 ainsi que le Fleuve St-Laurent à droite, ouvert à l’année, puisque cet endroit appartient à la Zone 21. La ligne en rouge couvre l’endroit pêché et l’endroit en vert couvre la rue le plus près où des stationnements gratuits sont disponibles.

Lorsque nous sommes allés pêcher cet endroit l’an dernier, la technique de pêche utilisée était la dandinette « Jig » avec des leurres en plastique odorant, étant donné que nous visions le doré. Comme nous n’avions pas d’expérience dans ce type de pêche, nous effectuons plusieurs lancers infructueux. Nous ne savons pas trop si notre technique est à point, on essai donc différentes approches, on laisse caller nos leurres au fond, on tire plus loin, moins loin… rien à faire. Finalement, après avoir laissé mon leurre au fond à plusieurs reprises, j’accroche enfin quelques choses…Fish’on! Je n’ai aucune idée de ce que j’ai au bout de la ligne, mais ça me semble plus lourd qu’une mouchetée, mais moins combatif… à tout le moins j’apprécie grandement mon premier poisson de l’année. Au bout d’environ une minute tout au plus, un meunier se pointe le bout du nez. Il s’agit de ma première capture pour cette espèce. Je prends une photo et puis hop, à l’eau. Wow, ce n’est pas ce que l’on visait, mais quand même ça fait quelques choses au bout de la ligne. Une première pêche sans revenir bredouille, ça commence une saison en force! Résultat final : Arstug 2 captures, SkierGab 1 seule. Une nouvelle espèce qui s’ajoute à notre tableau de chasse.


Fait à noter, si c’était à refaire, on utiliserait des leurres différents. On appâterait nos lignes avec des poids ainsi qu’un ou deux vers de terre bien grassouillet. Nous aurions sûrement obtenus plus de touches avec cette technique pour la carpe. De plus, le doré et le barbue aurait également pu être au rendez-vous. Ce sera du moins la technique que nous privilégierons dans moins d’un mois lorsque nous y retournerons. Bien sûr plusieurs techniques et leurres peuvent être productifs, mais la technique décrite ci-haut à fait ses preuves par le passé et nous a été fortement conseillé en début de saison. L’eau étant très froide, un leurre qui bougera au rythme du courant permettra d’avoir plus d’action sur nos lignes.

Au final, si seulement les glaces peuvent se dispersées afin que l’on puisse aller pêcher ce secteur, nous serons des plus heureux!

dimanche 20 mars 2011

2010-06-06 – Québec – Rivière St-Charles


Pont à Patate (Blvd. de la Colline)
Comme nous demeurons dans la magnifique région de Québec, nous avons tenté d’exploiter plusieurs endroits de pêche sur lesquels nous avions préalablement effectué des recherches. Suite à de nombreuses journées à prospecter, la rivière St-Charles s’est avérée un de nos endroits de prédilection lorsque nous n’avions que quelques heures pour aller saucer notre ligne.  Le brochet est l’espèce principale présente dans la section de rivière visée et il s’agit également de l'espèce ciblée lorsque nous nous y rendons. Le meilleur endroit pour pêcher à gué est assurément le « pont à patate » sur le boulevard de la colline.

Après plusieurs journées à sillonner la rivière, nous établissons nos meilleurs « spot » entre le boulevard de la colline et le château d’eau. D’ailleurs les meilleurs endroits que nous avons trouvés sont uniquement disponibles en embarcation, à l’exception du « pont à patate » où la pêche à gué y est parfois fructueuse. Fait à noter, nos meilleurs pêches sur cette rivière se déroule normalement par journée sombre. Ce jour là, la rivière affiche son calme habituel, la température de l’eau est plutôt chaude en comparaison avec la température préférentielle du brochet, (Température préférentielle du brochet : Grand = 63F, Petit = 78F). Comme la tradition le permet nous lançons nos lignes à l’eau immédiatement à notre départ. La température est clémente et la paysage est relaxant, alors ce sera assurément une belle excursion. Après plusieurs dizaines de minutes, quelques fausses alertes et des conversations de pêche, nous arrivons au « spot » et bang! Un brochet vient attaquer violemment ma Mepps Syclop #3 argent et bleu.


Il s’agit d’un beau petit spécimen d’environ 2 livres. La taille ne m’importe pas, puisqu’il s’agit de mon premier brochet. La poussée d’adrénaline engrangée par ce combat fait de cette journée un souvenir mémorable. Je le décroche, relance et immédiatement bang! Cette fois, un autre brochet plus petit vient attaquer ma trolle.  Wow de l’action comme jamais nous n’en avions eu en naviguant la rivière. Nous capturons un dernier petit brochet et puis on se rend compte que l’heure de partir avait sonné, le soleil ayant déjà amorcé son déclin.


Note importante, la rivière et le lac St-Charles permettent uniquement l’utilisation de moteur électrique. La raison est fort simple, l’eau de cette rivière et du lac est utilisée pour approvisionner une partie des citoyens de la région de Québec en eau potable. Avec l’utilisation de moteur électrique, nous conseillons d’avoir au minimum une bonne batterie, sinon deux. Malgré ces apparences tranquilles, le courant affaiblit grandement la puissance du moteur, surtout à contre courant. Cela permettra de conserver une bonne vitesse de traîne. Facteur important, les variations de vitesse entre moyenne et rapide, par exemple 2-3 ème vitesse et rapide 4-5 ème vitesse sur un moteur de 30-32lbs de pousser, sur une légère chaloupe en aluminium, ou un canot, permettent de provoquer de vives attaques des brochets. Ces prédateurs s’attaqueront plus fréquemment à des proies rapides, filant entre 3 et 5 km/h, et croyez-moi l’attaque sera très convainquante.

On termine donc séjour avec la joie d’avoir attraper quelques petits brochets. Voici le seul brochet conservé, celui de plus de 2 livres. J’avais décidé de le conserver puisqu’il s’agissait de mon premier spécimen de cette espèce. Cependant, je vous conseille fortement de ne conservé aucun brochet de moins de 26 pouces puisque vous n’aurez pas assez de chair pour effectuer des filets.


Afin de vous donner un petit indice du «spot» mentionné dans ce récit, voici quelques images que nous avons prisent lors de l'éviscération...


    

Eh oui, 3 petites mouchetés dans le ventre de ce prédateur, ça vous aide un peu ? Sinon, faites un peu de recherche... Où trouve-t'on de la moucheté dans le secteur plus haut que l'usine de filtration des eaux ? Bonne recherche =) !!!

mercredi 16 mars 2011

2010-06-27 – SEPAQ – Réserve faunique de la Mastigouche – Lac Épervier


En cette fin de semaine d'après St-Jean, nous avions eu la chance d'apercevoir qu'un lac assez facile d'accès, contenant de la truite sauvage, était réouvert, puisque le quota n'avait pas été atteint. Comme c'est un lac où la truite y est en quantité, je décide d'y amener ma copine pour lui donner encore plus la piqûre de la pêche. Bien sûr, je suis aussi accompagné par mon fidèle acolyte François. Donc, comme je disais, c'est un lac de grosseur moyenne qui est facilement accessible par la route. Comme premier « défi » pour ceux qui veulent initier des jeunes pêcheurs, ce lac est assurément une bonne option. Ce plan d'eau rend l'expérience un peu plus ardu qu'un lac sur le bord de la route, car l'on doit y effectuer un léger portage. Cependant, cette expérience ajoute seulement du plaisir à la journée, puisque le portage est d'une courte distance et le sentier est très bien aménagé. Évidement, lorsque l'on parle de truite, qui dit quantité, dit généralement de plus petit format. Par contre, on parle ici de truites de 1/2lbs de moyenne, ce qui est très intéressant. De plus, comme ce lac n'est pas ensemencé, on y retrouve de la belle truite orangée et très combative pour son poids. Bref, ce sont tous des facteurs qui ajoute beaucoup d'intérêt à la journée.

Ce matin là, nous partons donc du chalet un peu plus tard qu'à l'habitude. Comme nous savons très bien que ce ne sera pas une pêche très difficile, nous profitons de cette journée pour prendre l'activité de façon détendu. Comme température externe, 
il fait entre 15 et 20 degrés, le ciel est variable et aucune pluie ne menace l'horizon. Toutefois, il vente vraiment fort et c'est un peu frais pour la fin juin. Heureusement, nous avons prévu le coup, nous avons apporté avec nous une 2e batterie marine pour le moteur électrique. Sur la route, nous avons la chance d'assister à une « course » assez inattendue. Je vous laisse visionner le court vidéo. Il ne voulait vraiment pas sortir du chemin, il semblait vouloir jouer avec nous. Comme nous ne sommes pas pressés, nous apprécions ce moment.

video

Une fois rendus au portage, nous sortons notre équipement du camion, et commençons notre marche. Quelques petites pentes à descendre, mais en somme, c'est un sentier très bien dégagé, et sans aucune difficulté. Après un peu plus de 5 minutes de marche, tout notre équipement se retrouve dans l'embarcation. Nous installons le tout, et partons à la découverte du lac... Mais où est donc le sonar? Bon, il faut croire que j'étais trop « relax» ce matin... j'ai dû l'oublier au chalet. Nous tentons donc de lire le lac du mieux que l'on peut. On est en plein été, la truite doit commencer à descendre dans ces fosses. En regardant les dénivelés autant sur la carte qu'une fois rendus sur le lac, nous pensons qu'il y aurait une fosse du côté droit (sur la carte). Voilà donc l'endroit que nous prospecterons en premier.

Après environ 1 h de pêche dans ce secteur, une seule petite truite s’est laissé leurrer. On est loin de la pêche facile tant convoitée. Nous tentons donc notre chance de l'autre côté. Le secteur semble très prometteur, puisqu'il y a 2 structures intéressantes : une cabane de castor ainsi qu'une pointe rocheuse qui continue dans l'eau (en fait, la pointe se trouve à l'endroit où le portage semble finir sur la carte. En réalité, la chaloupe se trouve dans la pointe en bas à gauche sur la photo ci-haut.). Ce n'est pas très long avant que nous ayons de l'action. On a à peine le temps de passer devant la cabane de castor que nos 3 lignes reçoivent des attaques, seulement 2 sont ferrés. Deux truites extrêmement combatives aux bedaines très orangées sont donc ajoutées dans notre glacière. À ce moment, la confiance augmente d'un cran. Les truites s'enchaînent à un bon rythme dans ce secteur, tellement que nous en oublions de prendre des photos. Nous nous amusons vraiment... dire que ce lac est pêcher depuis plusieurs semaines déjà. Pour rallonger notre plaisir un peu, lorsqu'une truite est piquée sur le bord des lèvres, et ne semble pas blessée, nous la remettons à l'eau, quitte à garder des plus petites qui sont mal piquées, et/ou blessées. De cette façon, nous ne diminuons en rien la qualité de pêche du lac, et nous avons autant de plaisir. Évidement, quotas ou non, l'important c'est de pêcher et d'avoir du plaisir !!

La grande majorité de nos prises furent prisent par le même agencement. Étant 3 dans la chaloupe, il était plus difficile de pêcher à la mouche, alors pour la majorité de la journée, nous avons pêché au vers, précédé d'une Toronto Wobler 2.5po, parfois chartreuse, et d'autres fois aux couleurs original argent/cuivre. Pour le reste, la fameuse mouche AndréA au bout d'une soie calante de type IV a fait le travail. Autre point, ma prévoyance m'a bien servi cette journée puisqu’en milieu de journée, notre première batterie a rendu l'âme. J'ai donc dû refaire le portage afin d'aller chercher la 2e batterie que j'avais laissée dans le camion lors de notre première marche. Un petit peu d'exercice en milieu de journée aide à se dégourdir les jambes!!!


Finalement, nous terminons notre journée avec 17 truites, pour un poids respectable de 2.8 kg. Ce n'est pas la pêche du siècle, mais nous avons passé une très belle journée. Ce n'est pas toujours le résultat qui compte, et cette journée nous l'à prouvée. Voici donc l'une des seules photos prises lors de cette journée. Évidemment, madame la pêcheuse remporte encore les honneurs avec la plus grosse de la journée, une truite d'une douzaine de pouces avec de très belles couleurs.


2009-06-30 – SEPAQ – Réserve faunique de la Mastigouche – Lac Sorcier


Voici un lac qui se passe de présentation. Le «Joyau» de la Mastigouche comme certains l'appellent. Eh bien oui, j'ai eu la chance d'y aller dans la première semaine d'ouverture, grâce évidemment à un bug du serveur de la SEPAQ, j'ai réussi a obtenir le lac en réservant à 9h15am, (cette année là, l'heure de réservation était de 8 h 30). Donc, pas besoin de vous dire que je ne tenais plus en place lorsque le tout a été confirmé.

Commençons par un peu d'information sur le lac. Premièrement, c'est l'un des plus grands plans d'eau de la réserve, et est très dangereux lorsque l'on s'y aventure par journée de mauvais temps. Ensuite, pour ceux qui ne connaissent pas ce lac, il est possible de prendre deux espèces, évidemment la truite moucheté, mais aussi la ouananiche. Évidemment, c'est cette dernière qui cause l'engouement pour ce lac. Ce saumon d'eau douce à été introduit au début des années 1900 par les américains du St-Bernard Fish & Game Club. Ceux-ci rêvaient de pouvoir pêcher la ouananiche dans leur secteur, et ont engagé des biologistes afin de valider s'il était possible d'en introduire dans certains lacs de la Mastigouche. Pour plus d'informations sur l'histoire du défunt club, je vous invite à consulter ces 2 sites web fort intéressants : 
  1. Site internet de St-Alexis-des-Monts, par Ghislain Dupuis
  2. Site internet de Pêche Reportage
Pour en revenir à la journée de pêche, évidement qui dit Sorcier, dit longue journée de pêche. Même à l'ouverture, ce n'est pas un lac facile. Il faut être bien préparé, moteur à gaz obligatoire pour votre sécurité, assez d'essence pour la journée, un habit de pluie au cas ou, une carte du lac, et je vous suggère fortement d'avoir en votre possession un sonar afin de pêcher dans les zones payantes. Je vous suggère fortement de faire vos propres recherches sur internet, il y a énormément d'information sur ce lac. De cette façon, vous pourrez vous préparer en lisant différents comptes-rendus de différentes sorties, à différent moment de l'été. La pêche peut être très différente au fur et à mesure que la saison avance. Certains disent plus difficile, moi je préfère dire que c'est différent, car si vous êtes capable de vous adapter aux conditions et que vous avez fait vos recherches afin de bien connaître ce poisson qu'est la ouananiche, vous aurez assurément du succès.

Donc, cela dit, passons aux choses sérieuses. En embarquant sur le lac, nous nous dirigeons vers la décharge du lac afin de tenter de déjouer 1-2 truites oubliées dans ce secteur. Après une vingtaine de minutes 3 petites truites sont déjouées, deux très petites que l'on garde, car blessés, puis une autre sortie par ma mère d'environ 3/4 de lbs. Début de la pêche à la ouananiche, 6 h, nous sommes sur le lac principal, c'est-à-dire passer la grosse île, et nous nous dirigeons vers l'île au Sorcier en longeant le bord à droite. Comme nous sommes de grands amateurs de pêche à la traîne, nous optons pour cette technique, même si plusieurs la délaissent sur le lac pour la pêche à la ligne morte. Nos armes de départ : 

Mon père = Le classique, Toronto Wobler 3po chartreuse suivit d'un gros vers

Ma mère = Williams Wabbler 3 po martelée or/argent suivit d'un méné 2 tons de gris Gul Alive

Moi = Soie calante type IV suivit de 2 streamers en « trailer», la première = AndréA #6, suivit 18 po plus bas d'une Claire-Y-Belle Variante Tandem (Mouche original de Frank Guimond)

          

À peine avons-nous lancé nos offrandes, que ma mère ferre et engage le combat avec une furieuse ouananiche. Elle saute, 1... 2... 3 fois, puis hop, elle se sauve. Ses sauts hors de l'eau lui a fait gagner le combat. Ouf, c'est parti pour toute une journée d'action!!! On continue sur notre chemin, encore tout énervé de ce combat, mais combien confiant pour le reste de la journée. À peine 5 minutes plus tard, en traînant à une vitesse variant entre 2 et 2.5 mph, je sens une attaque sur ma soie (90pieds) qui est complètement sortie de son moulinet ainsi qu'environ 75 pieds de « backing». On a immédiatement la confirmation que c'est une ouananiche grâce au saut caractéristique de ce poisson dynamite. Il est très loin, on a de la difficulté à évaluer la grosseur, mais ma canne à action rapide #7 est courbé comme jamais je ne l'ai vue se courber. Évidemment, je suis maintenant rendu à environ 200 pieds de fil de sortie puisque je ne peux freiner cette vraie torpille. J'attends donc qu'elle se calme un peu, et commence à mouliner. Je croyais que le jeu allait se calmer, mais j'étais dans l'erreur, dès que la totalité du backing a été rentrée dans mon moulinet, je me rends compte que je ressens beaucoup plus chaque coup de tête du poisson. Rendu près de la chaloupe, après environ 10 minutes, le saumon recommence sont spectacle aérien. Mais cette fois-ci, on peu bien évaluer ça grosseur, et mon stress augmente en flèche. On parle ici d'un poisson de plus de 20 po, avec une queue imposante, et encore pleine d'énergie. J'ai encore en tête le poisson perdu par ma mère un peu plus tôt, le coeur m'arrête à chaque saut. Finalement, après un bon 15 minutes de combat, qui m'a paru plus d'une heure, mon père glisse la puise à l'eau et emprisonne mon monstre. Wow, je suis aux anges, ma première ouananiche à vie, à la mouche, avec une de mes adaptations, que demander de mieux!!! Résultat : 3lbs pour 22po. Elle est très longue, mais semble mince. Peut-être n'a-t'elle pas encore déjeuner ce matin, il est encore tôt :) !!!


Remis de nos émotions, on continue notre chemin, et j'ai plusieurs attaques sur ma mouche tandem, j'en échappe quelques-unes, mais une autre belle de 2lbs, 18 po reste accroché et entre dans la puise. Maintenant que mes 2 ouananiches sont capturées, en guise d'égalité, j'offre ma moucheuse à mon père qui n'a toujours pas eu d'action aujourd'hui. Pendant ce temps, ma mère entre 1 autre ouananiche environ de la même taille que ma dernière. Bref, tout roule comme sur des roulettes. Nous ne sommes même pas encore rendus à l'île au Sorcier, et nous avons la moitié de notre quota de ouananiche. Je tente donc ma chance pour la grosse moucheté en équipant mon lancer léger d'une Toronto Wobler classique de gros format suivit d'une sangsue Gulp Alive. En passant du bord jusqu'à la petite île, mon père ferre sa première ouananiche, et au même instant je sens une secousse sur mon montage. Un doublé!!! Mais cette fois-ci j'ai une truite au bout de ma ligne. Une fois la ouananiche sécurisée dans l'embarcation, nous puisons une belle truite de près d'une livre.


Nous sommes maintenant rendus à l'île, et nous en profitons pour dîner puisqu'il arrive déjà midi. Le temps passe vite quand on s'amuse!!! Plan de match pour l'après-midi, on se dirige dépasser les croix, et on tente la ligne morte, tout en traînant afin de s'y rendre. Je passe vite sur cette partie de la journée, car nous n'avons vraiment eu aucun succès avec cette technique, ni même dans ce secteur que plusieurs nous vantaient. Nous avons passé une bonne partie de l'après-midi dans ce secteur en vain. Il faut croire que nous ne sommes vraiment pas doués pour la technique de la ligne morte. On décide donc de revenir sur notre chemin à la traîne. Mon père a encore ma moucheuse, ma mère a alourdi son montage avec une cuillère dont j'oublie le nom suivi d'une sangsue Gulp Alive, et pour ma part, je reste avec ma Pixie argent et rose. Je sens quelques touches, comme si je grattais le fond, je décide donc de ramener mon leurre afin de voir s'il y a de l'herbe d'accrochée, quand j'aperçois une minuscule ouananiche d'environ 6 po accrochée au trépied de ma cuillère. Heureusement, elle n'était piquée que sur le bord, et aura l'occasion de grossir encore quelques années encore. Elles sont féroces ces petites bêtes, ma cuillère devait bien mesurer près de 3 po.

Nous avons finalement pris toutes nos ouananiches, 6 au total, mais seulement 4 truites dont 2 minuscules. Avec l'attaque de la petite torpille de 6 po, j'ai eu une idée. Je reprends ma moucheuse, et j'attache de nouvelles mouches simples, du style attractif, et je monte 2 Toronto Wobler 2.5 po avec trépied à mes parents. L'une orange, et l'autre chartreuse. Nous passons une pointe rocheuse, et je remarque qu'il y a plusieurs grosses roches qui tapissent le fond. Quel bel endroit pour la moucheté. J'éteins le moteur à gaz, laisse la chaloupe dériver un peu, et prends le contrôle de l'embarcation avec le moteur électrique (je ne sors jamais sans lui, même au Sorcier). Ceci nous permet de pêcher une zone de 8 à 12 pieds au fond rocheux de façon très silencieuse. Soudain, mère est connectée à quelques choses de beau, le combat dur environ 5 min, et hop ce décroche. Nous sommes déçus, car ça semblait vraiment gros, mais nous ne perdons pas espoir, la technique semble marcher, puisqu'aucun poisson n'a sauté en dehors de l'eau. On repasse au même endroit, et hop, une reprise de l'assaut précédent. Cette fois-ci, tout se déroule parfaitement, et une superbe truite de 2.5lbs, 18po, est puisée. Wow, quel monstre. Je suis tout énervé, mon intuition semble avoir porté fruit. Je regarde mon père, et lui dit que c'est bientôt son tour, bien sûr, il me regarde en riant en voulant dire, « voyons donc qu'on va en prendre 2 comme ça en fin de journée ». Et bien, c'est pourtant ce qui s’est passé une vingtaine de minutes plus tard non loin de l'endroit où le premier monstre fût sorti. Copiez collé de la truite de 2.5 lbs à ma mère. On dirait 2 jumelles. Pas besoin de vous dire que l'on a tous un gros sourire collé dans le visage. On continue finalement notre chemin vers la grosse île afin de se rapprocher du débarcadère, tout en espérant que le dicton jamais 2 sans 3 se concrétise....

          


On tente notre chance devant la grosse île, mais en vain, vers 21 h on décide de partir en se disant que nous ne réussirons pas à faire mieux aujourd'hui. On finit donc avec un résultat de 6 ouananiches, et 6 mouchetés, pour un poids total de 9.25 kilos !!! (Ouananiches = 6.25 kilos, Truites = 3 kilos). Voilà ce à quoi vous pouvez vous attendre du majestueux lac Sorcier dans la réserve faunique Mastigouche. Je crois en effet que c'est une pêche « normale » en début de saison. Certains réussissent mieux pour la truite, d'autres captures de plus grosses ouananiches, mais somme toute, voilà une pêche respectable. Plus tard en saison, il faut un peu plus d'expériences, et de connaissances du lac, mais tout est possible. Vous le constaterez dans les prochains comptes-rendus.....

Voici donc le résultat en photo !!!

Ouananiches:


Mouchetés:



Ainsi qu'un petit cadeau pour ceux qui fréquentent notre blog. Voici mes meilleurs « spots » de pêche sur le lac Sorcier.

Vert = Ouananiche
Rouge = Truite moucheté


Bonne pêche !!!


2010-05-12 – Québec – Fleuve – Quai Irving

Quai Irving (Google Map)
Toujours dans l'optique de tenter de capturer de nouvelles espèces, je m'aventure sur le bord de l'imposant fleuve St-Laurent afin de tenter ma chance au doré. Après avoir lu plusieurs articles sur internet, je tente ma chance, sans grandes ambitions, à un endroit très populaire en début de saison. Pour ceux qui ne connaissent pas cet endroit, voici quelques informations et photos afin de vous aider à le trouver.

Voici l'endroit où pêcher, dans le creux à droite. Attention lorsque vous 
descendez sur les roches, avec les marées, elles sont souvent mouillées, donc glissantes.

Une fois rendu, en début de saison, vous n'aurez aucune difficulté à trouver l'endroit le plus productif, étant donné que plusieurs pêcheurs y seront probablement déjà. Évidement, due aux marées imposantes en début de saison dans la région de Québec, il est impératif de consulter les heures des marées. Pour se faire, je vous conseil ce site internet: Horaire des marées. Les meilleurs heures seraient les 2 dernières heures du montant, ainsi que la première heure du descendant. En d'autre mots 2h avant la marée haute, et 1h après. La raison est fort simple, la marée montante amène les poissons fourrages près des berges pour se nourrir d'insectes ou autres. Donc, les prédateurs se rapprochent eux aussi, afin de profité d'une nourriture abondante.

La technique à privilégier est la dandinette "jig" à gué. Évidement, c'est très différent à gué comparativement à la pêche en embarcation. Il est impossible de laisser notre offrande en suspension, puisque nous devons tirer à partir du bord, le courant n'aidant en rien. Étant donné le courant, il est impératif de pêcher avec des têtes de "jig" assez pesantes. Cela facilite nos lancer qui seront évidement plus long, mais aussi la descente de notre leurre à une profondeur adéquate pour le doré. Ainsi, je vous suggère des têtes pesant entre 3/8oz à 1oz, tout dépendant des importances des marées, et du stade de celle-ci lors de votre sortie. Plus l'été avance, plus vous devrez viser les marées hautes en fin de journée, voir même à la noirceur, car le doré n'aime pas la lumière.

Pour en venir à ma pêche du 12 mai, cette dernière était une sortie en solo. Cependant, j'étais loin d'être seul sur le bord de l'eau. Un petit point négatif lors des sorties au printemps, est le fait d'être cordé comme des sardines sur le bord du fleuve. Il faut vraiment faire attention pour ne pas mélanger nos lignes avec d'autres pêcheurs, car le courant déplace énormément nos leurres. Du même coup, il faut être respectueux, en plus de faire preuve de patience. Lors de cette journée venteuse et nuageuse, je tente ma chance avec une tête de "jig" de 3/4oz puisque la marée est imposante et que le courant me semble très fort. Pour appâter, j'utilise un "grub" Gulp Alive de 4po chartreuse. Plusieurs m'ont vantés la couleur chartreuse pour cet endroit et la senteur des Gulp Alive ne nuira certainement pas. Je commence donc à pêcher, en prenant soin de ne pas croiser les lignes des autres pêcheurs très près de moi qui semble pas mal plus expérimenté que moi à cet endroit.
Le plus gros défi avec ce type de pêche, c'est de sentir les touches. Déjà que le doré est un poisson qui mords très subtilement lorsque l'on pêche en embarcation, cet aspect est encore plus important lorsque l'on pêche à gué. Il est donc impératif de ne jamais laissé de mou dans sa ligne, afin de sentir absolument toutes les touches. Il ne faut prendre aucune chance, à chaque petite secousse, ferrer ! Souvent pour rien, mais c'est le secret. Deuxième secret, en fait, c'est une phrase que l'on entend à chaque 5 minutes lorsque l'on pêche à cet endroit: "Si tu ne te prend pas dans le fond, c'est que tu ne pêches pas le doré". En bref, il faut toujours frapper le fond, pas besoin de vous dire que vous vous prendrai souvent dans le fond. En résumé, beaucoup de têtes de "jig" perdues, et plusieurs noeuds à refaire. Heureusement, les leurres utilisés coûtent vraiment moins chers que des poissons nageurs.

Donc, après m'être familiariser avec la technique, et vue une quantité assez incroyable de doré sortir de l'eau par d'autres pêcheurs, ma confiance augmente. Je continue à ferrer à chaque 5 secondes, débutant que je suis, je sens une résistance, suis-je encore pris pour la 101e fois ?... Oh !! 3 bons coups de tête se font sentir, le combat s'engage. Première réaction, c'est beaucoup moins combatif qu'une truite, mais ça semble beaucoup plus lourd. N'ayant pas encore vue la grosseur du spécimen, je ne prend pas de chance et diminue le frein de mon moulinet. Toutefois, je me garde quand même une petite gène afin de ne pas croiser les autres lignes lors de mon combat. Finalement, je me rend compte que je n'ai pas ma puise, je descend donc plus près de l'eau, et de façon assez périlleuse, je tire le doré entres quelques roches et l'agrippe fermement avec ma main libre. Résultat, un beau doré d'environ 2 lbs, pas pire pour une première capture ! Je le range donc dans ma glacière, et retourne près du bord en pleine confiance. Je pense déjà au goût qu'aura ce poisson, j'en ai tellement entendu parler que j'en salive déjà. La consommation de ce poisson sera également une première pour moi.

Finalement, la marée commence à baisser et les pêcheurs commencent à partir. De leur côté, ils ont presque tous leurs quotas, alors que moi,  je n'obtiens aucune autre touche depuis ma capture. Par le fait même, je suis un peu moins confiant. Puis, alors que j'allais me préparer à quitter, un autre doré ce laisse leurrer par mon appât odorant. Ce dernier est un peu plus petit que le premier, mais j'en suis tout de même très heureux. Pour finir, envoûté par cette première expérience, je me retrouve seul sur le bord, tous les autres pêcheurs ayant quittés. La marée maintenant rendue très basse et le soleil sur le point de se coucher, je comprend que ma première expérience doit s'arrêter. Je décide donc de ramasser mon équipement et de retourner à la maison. Voici le résultat de cette soirée sur le bord du fleuve !!

mardi 8 mars 2011

2010-07-22 – SEPAQ – Réserve faunique de la Mastigouche – Lac des Joncs


À chaque fois que nous passons à l’accueil Pins-Rouge avant d’entrer, ou sortir, de la réserve faunique de la Mastigouche, j’ai l’habitude d’entrer et de regarder le petit cartable des résultats de pêches de la saison. Celui-ci est mis à jour chaque matin, et très , mais alors très intéressant. Il permet entre autre de connaître le nombre de prises, le poids total, le poids moyen, succès moyen, mais aussi le nombre d’heures de pêche, ce qui est parfois très important. Pourquoi je parle de ceci dans un résumé de pêche d’un lac à la journée ?... C’est simple, parce que c’est de cette façon que j’ai pu réserver le lac des Joncs lors de sa réouverture. Je m’explique, en examinant les statistiques de différents lacs, j’ai remarqué que les truites du lac des Joncs semblaient plus petites que par le passé. Comme les quotas annuels des lacs de la réserve sont déterminés à l’avance, lorsqu’un lac a un rendement inférieur comparativement aux autres années, il a de bonnes chances d’être ré-ouvert 1 semaine après la dernière pêche prévue. Voilà donc comment j’ai anticipé la réouverture du lac des Joncs, et que j’étais prêt un mardi matin 8h30 afin de réserver ce lac. Pas besoin de vous dire qu’il y avait beaucoup moins de compétition que durant l’hiver pour la réservation d’un lac à la journée. 

Venons-en à la journée de pêche… Mais avant, un petit retour en arrière. Ce lac, est le premier lac que j’ai pêché de ma vie. Mes parents m’avaient traîné avec eux il y a de ça plus de 20 ans. Dans le temps, on devait apporter notre propre embarcation, la nôtre : un petit canot de cèdre avec des flotteurs, (question sécurité pour un petit énervé comme moi). Par la suite, nous avons eu la chance d’y retourner à plusieurs reprises, en effectuant toujours de très belles pêches : le quota avec en moyenne 1lbs par truite. De plus, comme si ce n’était pas assez, nous avions la chance de faire quelques coups de 2 par jour. Oui oui, 2 truites sur la même canne, et pas des petites là !!! C’était assez fréquent aussi surprenant que cela peut être. Voilà donc tous des beaux souvenirs me trottant dans la tête en route vers le lac.

Arrivé au portage, surprise, le chemin est vraiment dégagé, le portage raccourcis, un gros bravo à la réserve pour ce fabuleux travail, un petit merci spécial à M. Daniel Pelletier qui a travailler fort pour l’aménagement des portages en pêche à la journée. Donc, pour cette journée spéciale, mes accompagnateurs sont mon père (je lui devait bien un petit voyage sur ce lac), ainsi que ma blonde, nouvellement initiée à la pêche, et déjà une adepte. Comme nous connaissons déjà le lac comme le fond de notre poche, nous nous dirigeons directement vers un fameux « spot ». En fait, pour ceux qui y sont déjà allés vous avez sûrement remarqué que ce lac et en forme de T, et possède 2 fosses principales. On embarque dans un marais, (que j’appellerais la barre vertical du T), puis une fois sortie de cette branche, on a le choix de se diriger vers la droite, ou vers la gauche. Cependant, dans la partie centrale (jonction des 3 branches), il y a à peine 5 à 8 pieds d’eau. Ceci peut rendre difficile l’exploitation du lac à la traîne, puisque le lac est assez petit. Notre technique consistait donc de tenter la fosse la plus au nord pour débuter puisque nous avions toujours eu plus de succès dans celle-ci. À peine tourner le coin, déjà une touche, une belle petite truite combative d’environ ½ lbs se laisse déjouer par le gros vers juteux précédé d’une certaine « trolle de fille » à ma blonde. Ça commence bien, mais, beaucoup plus petit que dans mes souvenirs, nous continuons dons sur notre route, et les truites s’enchaînent rapidement. C’était assez surprenant de voir comment la pêche était facile, puisque nous étions à la réouverture du lac, et qu’un très grand nombre de truites avaient déjà été sorties durant l’été. Nous étions malgré tout confiants de sortir quelques truites plus dodues, justement car la plupart du temps, moins de truites = plus de nourriture par individus. 



Nous tentons donc d’aller voir ce qui se passe dans l’autre fosse, plus au sud. En traversant le lac, nous remarquons qu’Il semble y avoir plus d’eau qu’à la normale dans le centre. Cela nous semblait improbable, puisqu’avec la canicule et la sécheresse que l’été nous avait réservé, le niveau de la plupart des lacs était très bas. C’est alors que j’ai remarqué au loin une immense cabane de castor, je dirais facilement 5 à 6 pied de haut, du jamais vu pour moi. Nous commençons donc à comprendre pourquoi l’eau est aussi haute, et probablement aussi pourquoi il y a un si grand nombre de truites, et en général, beaucoup plus petites que les autres années. Lorsque l’eau d’un lac est plus haute, cela créer souvent de meilleurs, et en plus grand nombre, d’endroit pour la reproduction. Il est donc fort possible qu’un plus grand nombre de truites aient vue le jour, donc moins de nourriture par individus. 

Maintenant ceci expliqué, on décide de changer de technique et de tenter de rejoindre les truites plus vieilles, et probablement plus dodues, dans les profondeurs. Nous nous armons donc de grosses Toronto Wobbler 3po de différentes couleurs, et tentons de « racler » le fond. Suite à un faible succès dans la fosse sud, nous retournons au nord. En repassant à l’endroit où nous avions pris nos premières truites, la canne à ma blonde, ainsi que celle de mon père, se courbe soudainement. Les 2 semblent avoir quelques choses de gros. Mon père, par galanterie j’imagine, laisse la dame sortir son poisson d’abord. Malgré le cœur qu’il lui battait à 100 à l’heure, la madame réussit à se contenir et diriger sa truite vers la puise. Une belle truite d’environ 1 lbs était donc en sécurité dans la chaloupe. J’ai à peine le temps de me retourner pour aider mon père, qu’il me lance « C’est bizarre, on dirait que ça la donner un coup et c’est plus pesant que tantôt encore !! ». À peine le temps de finir sa phrase que l’ont comprend ce qu’il veut dire, et oui, on voit belle et bien 2 belles bedaines rosés remonter vers la surface. Résultat de cette frénésie, 1 truite de 1 lbs, et un coup de deux (3/4lbs et 1/2lbs). Un petit cadeau du lac des Joncs qui nous rappelle à mon père et moi les moments incroyables déjà vécus sur ce lac. Juste ce petit 10 minutes à fait notre journée. Nous avions le sourire collé aux lèvres pour le reste de la journée, peu importe le nombre, ou la grosseur des truites que nous pouvions prendre le reste de la journée. Nous avons donc terminé notre journée avec nos 21 truites, et 4.55kg, (10lbs). Ce n’est pas ce à quoi ce lac nous avait habitué, mais on a passé une superbe journée, et un beau voyage dans le temps d’une dizaine de minutes. Pour terminer, nous avons fait notre pêche avec seulement 3 techniques, une cuillère du genre Lake Clear plus lourde, rose et mauve, une Toronto Wobbler 3po martelé or/argent, et pour terminé une soie calante type IV suivit de 2 mouches, une Woolly Bugger mauve à tête plombé rouge précédé d'une AndréA. Pour le lancé léger, dans les 2 cas, nous utilisions un gros vers 24po plus bas que la cuillère, sans oublié une petite mouche au-dessus de celle-ci... :)